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Bouquins au kg - Regard Oblique

dimanche, septembre 3 2006

0,15kg - Balzac et la Petite Tailleuse chinoise - 2/2

3 09 2006

Fini le 03-09-06

Peut-être est-ce dû à la lecture de "Vénus, artiste général", livre alambiqué dont je n'ai pu sortir indemne ? Peut-être est-ce tout simplement le roman lui-même qui ne m'a pas plu. Toujours est-il que je n'ai pas été impressionné par cet ouvrage. J'ai appris sur le monde de Mao, j'ai suivi l'épopée de ces deux jeunes chinois au long de leur "rééducation", leur amour commun pour la petite tailleuse et pour les livres interdits. Une collègue m'a décrit le film correspondant comme étant "un formidable hymne à la liberté. La personne à qui tu donnes la liberté en fait ce qu'elle désire"... j'avoue que je cherche encore le pourquoi cette déduction.
"Balzac et la Petite Tailleuse chinoise" est malgré tout un bon bouquin. On se laisse entraîner par l'histoire, on découvre avec ferveur les nouveaux romans lus par les protagonistes et leurs envies de liberté, on assiste à la transformation de la petite tailleuse... mais c'est uniquement dans ses dernières pages qu'il prend une autre dimension.

dimanche, août 27 2006

0,15kg - Balzac et la Petite Tailleuse chinoise - 1/2

27 08 2006

Balzac et la petite tailleuse chinoise
Le 27-08-06

Que vient faire le nom de Balzac dans ce titre, accolé à une "petite tailleuse chinoise" ? Avait-il voyagé en chine ? Etait-il support à l’imaginaire d’une jeune ouvrière chinoise lors de son travail ? Une fois de plus, la description qui m’a été donné du livre est plus que sommaire. "C’est bien" dit le bouche à oreille. J’ai mis du temps à me lancer, mais n’ayant plus qu’un "Quatre-vingt treize" inachevable sous la main (ça ne fera que deux fois que je tente de la lire), j’ai décidé de m’y atteler. Le résumé est plus évocateur et le style me plaît. Histoire aux allures de mythe Pygmalion sur une toile de fond de Chine Maoïste, Dai Sijie tu ne peux que me surprendre !

vendredi, juin 9 2006

0,35 kg - Le testament de Vénus - 2/2

9 06 2006

Fini le 09-06-06

Premier ouvrage du genre. Il sort complètement du cadre de mes lectures, ayant découvert grâce à ce dernier que j'ai un goût littéraire assez défini finalement.
Incisif, brute, parfois cru et surtout vrai, je l'ai pris comme tel, ayant profité de la lecture d'Enzo Cormann quelques mois auparavant.
Le style est enchevêtré, des mots prennent les sens que l'on ne leur connaît plus, dérangeant.
J'ai été surtout surpris par l'atmosphère et conquis par l'imagination débordante de l'auteur en matière d'art. Les descriptions y sont plus vrai que nature et je suis sûr qu'un artiste se lançant dans ce type d'ouvrage aujourd'hui en sortira quelque chose de révolutionnaire.
J'attends justement mon Tram à St Denis. Derrière moi, un artiste général lui aussi, ermite, du porche d'un immeuble, ayant construit sa maison de récupérations variées, parapluie redécoré, toile de tente perchoir à oiseaux. C'est lui qui m'a accompagné lors de ma lecture.
Bravo à Enzo Cormann, j'espère qu'il ne s'arrêtera pas là.

lundi, mars 20 2006

0,35 kg - Le testament de Vénus - 1/2

20 03 2006

Le testament de Vénus
Le 20-03-06

Ma première lecture.
Invité au Théâtre National de la Colline, dans le 20e. Lecture de l'auteur lui-même, Enzo Cormann. Comment ne pas mieux découvrir l'oeuvre ? Il se tient au milieu du théâtre. D'une voix profonde qui envahit la salle il monopolise notre attention. Le style est baroque, repose sur une multitude de flash-back. Je me perds longtemps dans la généalogie de la famille, je suis surpris et finalement séduit par les démonstratifs choisis, et conquis par le niveau de langue employé. La narration surprend, le thème dérange et les descriptions font foie d'une grande ingéniosité.
J'achète le livre, demande mon premier autographe. Enzo Cormann est aussi généreux en commentaires sur la page de garde qu'aux réponses à mes questions. Humain. Je suis conquis.

mardi, mars 7 2006

0.30 kg - La Peau Froide - 2/2

7 03 2006

Le 07-03-06

Doucement, on entre dans l'histoire. Sûrement, on se tient aux côtés du personnage principal.
L'homme, si empreint de culture humaniste, se débat dans un paysage où tout est désolation, vide, autant extérieur qu'intérieur. Il ne se bat pas seulement pour survivre, il s'accroche à ses conceptions, se torture l'esprit face au pragmatisme de son compagnon d'infortune. Coincés sur une île, ils sont deux au milieu de nulle part à repousser les assauts d'un ennemi mi-lézard mi-homme.
Et comment ne pas espérer la délivrance de ce climatologue ? On se laisse envahir par le sujet, on tient bon avec lui alors qu'il perd peu à peu espoir. Un amour nuancé et commenté à la façon d'un anthropologue semble peu à peu le lier à l'une des "autres". Cela le délivrera-t’il ?
Récit qui vaut le détour, une fin qui laisse une ouverture à la réflexion sur la condition humaine et qui ne tombe heureusement pas dans la facilité d'une expression cyclique.

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