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Touriste de sa ville - Regard Oblique

Touriste de sa ville

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dimanche, août 12 2012

Le boutonneur de l'ascenseur

12 08 2012

Dans ce pays où tout est à la pointe de la technologie (où tout au moins l'était jusqu’à l'éclatement de la bulle au début des années 90), il semble que les interfaces utilisateur manquent cruellement de praticité.

L'ascenseur en est un exemple parfait puisque la plupart ne sont pas munis de capteurs de passage sur leurs portes mais d'un tampon anti-pincement. Pour la faire simple, les portes se ferment au bout de 3s et ne se ré-ouvrent que si elles entrent en collision avec quelqu'un. Pour palier à ce problème de conception, les japonais ont donc inventé le "boutonneur d'ascenseur".

Le principe est simple. Prenez un voyageur spatio-vertical Japonais, faites le rentrer (à reculons c'est la règle) dans ledit ascenseur, face aux boutons, et observez. 
Le préposé prendra automatiquement le rôle du à son nouveau rang, appuiera successivement sur le bouton d'ouverture des portes (開) le temps de l'entrée de nouveaux passagers, puis de fermeture (閉) quand ces derniers auront tous pris place dans la nacelle. Même principe à l'arrivée, comprendre donc que ce dernier devra attendre que tout le monde descende. 
Noter aussi que dans ce rôle il s'agit souvent de femmes, je reviendrais peut-etre sur cet aspect de la culture plus tard.

Il existe bien sur quelques professionnels que l'on voit ici et là, surtout dans les grands magasins, mais la plupart le font gratuitement, moi compris.
 Car à mon grand désespoir, je me retrouve souvent à la mauvaise place et souvent au moment le moins opportun. En fait souvent le matin, où d'une foulée décidée, je cours après le gain de temps vers l'entrée secrète de ma ligne de métro, et où je double un convois de personnes d'un certain âge qui s'engouffrent à leurs rythme dans le même ascenseur que moi. Autant dire que là, face aux boutons, je fulmine en regardant ma montre (en pensée seulement comme tout bon japonais qui se respecte), et décide (rarement) de feindre la méconnaissance de la coutume pour pouvoir sortir avant le reste des passager et rattraper mon métro... comme tout mauvais gaijin qui se respecte.

boutonneurAscenceur02.gif

mercredi, juillet 22 2009

Et si c'était en yen?

22 07 2009

Histoire courte aujourd'hui au rayon des banalités de la vie Nippone, j'ai nommé le yen.

Car ici, je compte en yen, ou plutôt j'essaie depuis les presque neuf mois où je suis arrivé. Résistant à une nouvelle monnaie, overdose d'euros et de dollars, peut-être. Cerveau pas prêt à passer à l'ancien franc, certainement. Le yen est fort mais à deux zéros en trop, zéros qui ne rentrent pas dans mon arithmétique. Là où je payais 5 euros le menu jambon beurre, je paye maintenant 500 yens pour un bol de ramens. Facile ? Pas tant que ça, en particulier quand ça arrive dans les multiples de 10000, car au pays du soleil levant, le séparateur est placé tous les 4 zéros et non 3. Petit cours de japonais pour vous faire un dessin: 10 se dit "ju", 100 "hyaku", 1000 "cen" (remarquez au passage la confusion avec le cent français), et enfin 10000 "man" et non "ju cen" comme on serait tente de le dire. Ajoutez à ça un taux de change dollars-yen à 2 zéros (je compte dans mon ancienne monnaie quand ça m'arrange), et vous comprenez mon désarroi quand un collègue japonais me demande combien j'ai payé mon billet d'avion.

100 yen coin

Bref, heureusement ce n'est pas tous les jours que j'atteins des sommes dépassant les 10000 yens.
La vie japonaise est malgré tout très chère et pour dresser un tableau de ces dépenses importantes, je citerais dans l'ordre le logement, les transport, l'habillement et la nourriture, le reste étant à peu près raisonnable. Il en reste peu ? C'est vrai, et en ces temps de crise, au Japon comme en France on a du mal à faire face. J'imagine donc que les nouveaux appartements construits tendent vers la boite à chaussure version mini et de plus en plus loin de Tokyo (ce qui ne va pas aider les "salary mens" à se réveiller dans le métro), les ventes dans les magasins sont parait-il en chute libre (la je cherche encore car la frénésie du shopping est sans commune mesure avec ce que que connaissais jusqu'ici), et le japonais moyen tenterais de rentabiliser ses soirées beuverie en réduisant le nombre de bières (chose qui je suis sur n'est pas plus mal sachant qu'il roulent déjà sous la table à la première venue). Bref, c'est un peu morose côté économie, et même les combinis ("convinient store" prononcé à la japonaise) éprouvent des difficultés. Serait-ce un trop plein de "Irashaimase" (bienvenu) qui a contraint le Lawson de ma rue à fermer ses portes ou tout simplement la féroce concurrence?

Parmis les chanceux j'ai nomme le "Hyakuen shop" (traduire 100 yen magasin). Ici, on trouve de tout à 105 yens exactement (ajouter 5% de taxe) au point qu'il est devenu partie intégrante de la vie nippone. Celui de ma rue, même si austère et mal accueillant, m'a sauvé plusieurs fois la mise. Seau pour faire le ménage, balai télescopique à acheter en 2 morceaux à 100 yens chacun, éponges, mouchoirs, ramens desséchés, baguettes pour manger de bébé (non je n'ai pas encore rajeuni, je me suis juste trompé de taille) ou encore toutes ces choses mignonnes dont raffolent les japonais pour décorer le quotidien.
Ce matin j'ai la solution, le Lawson qui a fermé a en fait réouvert après transformation intégrale en un Lawson d'alimentation 100 yen ! La concurrence fait rage mais c'est pas demain la veille qu'ils m'auront comme client ! Je tente de soutenir Fumi dans sa révolte silencieuse et donc peu efficace, dans cette quête de bonne bouffe résumée à "payer plus cher pour manger mieux", même pour des produits identiques (on ne sais jamais ce qu'ils ont pu mettre dedans)...
Peut-être devrais-je lui apprendre le grand art français du piquet de grève?

mardi, octobre 28 2008

Tokyo c'est ...

28 10 2008

Peu de temps que je suis arrivé maintenant. Catapulté à l'autre bout du monde en quelques heures, au pays des gens qui marchent sur la tête, là où le soleil se lève (mais ne se couche pas?), là où il m'est impossible de lire, de comprendre, de parler.

Encore plus de dépaysement donc?!
Pas vraiment on dirait. Depuis quelques heures que je suis apprenti-japonais-pas-tout-frais, j'ai fais du Taxi pendant deux longues heures, lu tous les panneaux lisibles (merci Coca Cola pour le "Welcome To Japan" à l'aéroport, je me suis senti beaucoup mieux tout d'un coup), découvert mon appartement temporaire et fait ma première boulette - ne pas retirer ses chaussures à l'entrée. J'ai aussi piqué un somme de 3 heures bien méritées (c'est ca de ne pas vouloir dormir dans l'avion pour profiter au maximum du voyage), me suis ballade dans les artères de Roppongi et ses environs, fais du shopping au supermarché branche du coin et ai déambulé dans les rayons du Virgin japonais - Tsutaya.

Tokyo c'est ? Moche.
Déjà une déclaration de guerre contre celle qui sera le paysage de ma future vie, peut-être va-t-il falloir que je mette des rondeurs en rencontrant les autochtones. Peut-être va-t-il surtout falloir que j'évite la projection que je me fais inconsciemment de NYC dans Tokyo, comme si une mégalopole occidentale toute en hauteur pouvait entrer dans une autre asiatique, toute en largeur.
Les bâtiments sont bas (moyenne de 4-5 étages certainement), mélange peu harmonieux de moderne et d’ancien, ne se touchent pas (certainement pour des raisons antisismiques), les règles d'urbanisme semblent quasi absentes et le tout sans vraiment de caractère. Les couleurs sont dans les tons gris ciment pour les bâtiments, le ciel gris anthracite la nuit. J'ai atterri dans un quartier apparemment huppé (Roppongi Hills), un des centre de Tokyo (le centre ville n'est pas ici, il est multiple) mais j'ai l'impression d'être en pleine banlieue. Il y règne une certaine torpeur, comme si la ville n'était pas mais plutôt un village à grande échelle (peut-être encore une déformation de mon ancienne vie).

Premier jour a Tokyo

Où est donc partie cette agitation que je connaissais tant pendant mes 18 précédents mois à NYC ? Ou est passé cette folie dont je raffole ? Tokyo ne serait-elle pas l'une des mégalopoles de l'Est où la description que l'on m'en faisait ne serait-elle pas proche de la réalité ? Pour l'instant en tout cas, il semble que l’extrême agitation que je cherche ai été remplacé par un semblant de calme pesant où, au milieu des néons de Roppongi, seules l'agitation des vendeurs de la pharmacie du coin atteint le niveau de frénésie que j'attendrais de ce type de quartier.

Pas le temps et l'envie de m'arrêter sur ces premières impressions en tout cas. J'ai ici tout à découvrir et à apprendre. La culture semble au premier abord accessible pour quelqu'un qui ne connait rien au Japon mais ce doit être qu’en surface. Je suis arrive ici avec des yeux tout neufs, un peu biaisés par mon précédent voyage, il va falloir donc que je les remplisse de nouveaux paysages et de nouvelles découvertes.
Ce soir donc, premiers pas dans Shibuya avec Guillaume qui est de passage pour les vacances (et qui à vécu 6 mois au Japon) et demain, après une courte nuit, départ pour Hakone voir le mont Fuji. Le défit de ces deux rendez-vous ? Le retrouver respectivement dans le plus peuplé des "crossing" du monde puis dans le plus grande gare du monde, le tout sans téléphone et sans avoir jamais pris les transports en commun nippons!

jeudi, septembre 11 2008

NYC - The End

11 09 2008



18 mois déjà.

Brooklyn

New York City était ma ville rêvée, celle de toutes mes envies et de toutes mes attentes. Celle qui j’espérait me ferait grandir, prendre du recul sur les choses, sur ma culture et ma vie de Français.

New York tant aimée par les foules touristiques, New York que je voulais vivre en dedans pour la comprendre vraiment.

New York tu as rempli ta mission. J’ai découvert en ton sein, profité à fond, vécu ce que je voulais vivre. Amoureux ? Depuis le premier jour.

Aujourd’hui, pour des problèmes de visa je suis forcé de rentrer. Triste de te quitter. A vrai dire je n’ai peut-être pas encore réalisé, pas eu le temps. Je t’ai vécu jusqu’au bout, à la célérité de la New York minute et le plaisir de ne jamais me retourner.
Merci à toi donc, capitale de mes rêves qui j’espère réussira un jour à transformer un "au revoir" en un "à bientôt".

Aujourd’hui retour temporaire sur le vieux continent. Dans peu de temps, décollage pour un tout autre : l’Asie, le Japon, Tokyo.

jeudi, août 28 2008

Folie New Yorkaise, again

28 08 2008



Dans East Village, un de mes quartiers préférés.

Boxeur East Village

NYC, you'll miss me...

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